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samedi 21 décembre 2013

TOLERANCE ZERO A L’ENFANCE DANS LA RUE !





  Considéré comme l’un des grands  porte-parole des droits humains au Burundi, Pacifique Ninahazwe est aujourd’hui parrain d’une action humanitaire pour les enfants intitulé « Un Noël pour les enfants ». Une occasion pour savoir son sentiment sur la situation des enfants de la rue et le pourquoi de son engagement dans cette action.  

Dacia Munezero: Bonjour Pacifique

Pacifique Nininahazwe : Bonjour !

D .M : Vous êtes quelqu’un de très connu, pourriez-vous quand même faire une petite mise à jour de votre présentation?

P.N : Pacifique Ninihazwe, je suis connu comme activiste des droits de l’homme, beaucoup me connaisse comme ancien président de Forsc et  je suis aussi président du FOCODE. Je suis engagé dans plusieurs causes, tout ce qui touche à la dignité de l’homme m’intéresse. 

DM : Nous sommes à la veille de l’événement humanitaire "un Noel pour les Enfants", dont vous êtes le parrain ; pourriez-vous nous dire pourquoi vous avez accepté de parrainer cet événement ?

PN : D’abord c’était une bonne surprise lorsque j’ai vu des jeunes venir me voir pour me présenter cette bonne initiative. Et je me suis dis : « Il ya des jeunes qui  peuvent penser ainsi » ? Et c’est le fait de voir des jeunes et d’ailleurs très jeunes gens, qui peuvent imaginer une activité aussi importante que les adultes qui devaient le faire ont oublié de faire, qui m’a poussé d’accepter ce parrainage.

Mais c’est également le thème sur lequel ils voulaient travailler celui de fêter  noël avec les enfants. C’est une facon de nous rappeler que même si ca ne sera que 105enfants, il y a un grand message derrière cette action et ce message est : « C’est inacceptable que des enfants vivent dans la rue » !! 

Il faut que chacun pense, que moi je pense, que le Président de la république pense, les ministres, tout les chefs d’entreprises pense, si demain je devais mourir, serait-il normal que mes enfants vivent dans la rue ??? Voila le message qu’on veut donner : «  Ce n’est pas du tout normal que des enfants vivent dans la rue ! Tout doit être fait pour  que ces enfants quittent la rue ! »

Alors comme tous les enfants ont droit au bonheur à fêter Noel, nous nous sommes dit fêtons Noel pour ces quelques enfants en rappelant à chacun le rôle qu’il devait jouer pour qu’il n’y ait plus d’enfants dans la rue.

DM : Est-ce la première fois que vous participez dans ce genre d’événement ?

PN : Oui,c’est la première fois que je participe dans une action pour de tout petits enfants, surtout en tant que parrain. Et je trouve cela très passionnant ! 

DM : Quel est votre sentiment par rapport aux enfants de la rue ?

PN : Quand je vois les enfants de la rue, je sens comme une accusation à moi-même, je sens ma conscience qui me dit : « T’es vraiment tranquille quand tu vois un enfant qui va passer la nuit à la rue ??? » Et c’est pourquoi j’ai accepté de soutenir cette initiative.

Imaginez que pour les 50 enfants de la rue, il y ait 50 personnes qui s’engagent à les aider ! Ils pourraient  quitter la rue !! Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui peuvent accueillir un enfant chez eux ! Alors s’il y avait 50 qui disent, nous allons voir ces enfants et je rentre avec un seul, ça serait ma plus grande joie. 
Parce que aujourd’hui ma douleur c’est ce que je vais faire à la fin de la fête ! Imaginez ce qu’on va dire : «  Voilà les enfants nous venons de terminer votre fête, retourner chez vous, dans la rue ! » C'est inacceptable!

DM : Quel appel pourriez-vous donc lancer à tous ceux qui vous connaisse, à tous ceux qui nous lisent, aux décideurs de ce pays ?

PN : Je voudrais lancer un appel à tout le monde et  surtout  au gouvernement, un jour le président a dit tolérance zéro à la corruption, il faut qu’il dise maintenant et que nous ayons tous cet objectif : « Tolérance zéro à l’enfance dans la rue » !!

DM : Merci  beaucoup Pacifique

PN : Merci à vous!






mardi 17 décembre 2013

Activiste de l’humanitaire aussi...





L’action humanitaire « Un Noël pour les Enfants » tant attendue est presque arrivée. Diverses personnalités continuent à lancer des appels de soutien à cette initiative. Aujourd’hui, c’est le tour d’un ancien journaliste à la CCIB Fm+, très connu aujourd’hui comme activiste sur les réseaux sociaux, qui n’est autre que Jean-Régis Ndikumana. Il nous donne son point de vue…

D.M : Salut, Régis !

J.R : Salut, Dacia !

D.M : La majorité des gens vous connait pour votre activisme sur les réseaux sociaux, surtout dans le domaine politique. A part cette passion pour les réseaux sociaux et la politique, que devrions-nous savoir d'autre sur Régis ?

 J.R : Jean Régis est expert en études des médias et est professeur d'université en communication. Je suis également consultant et analyste pour l'entreprise NBG. Enfin, je suis bloggeur et activiste de l'information.

D.M : Dites-nous, quels sont les souvenirs que vous avez de votre enfance?

J.R : Le souvenir que j'ai de mon enfance est celui d'une enfance très bien encadrée qui se résume en trois thèmes: -Éducation  (École, Centre Culturel Français, Scoutisme) -Adhésion et attachement à l'église catholique -La famille (éducation aux valeurs familiales...)

D.M : Comment sont les relations que vous entretenez avec les enfants? 

J.R : J'aime trop les enfants à tel point qu'au quartier tous les enfants sont des bons petits amis à moi. Certains savent même qu'ils ont droit à mes bonbons après avoir exposés les résultats de l'école. Et la meilleur note de classe équivaut touts mes faveurs.

 D.M : Si vous vous mariez un jour, vous en voudriez combien? 

 J.R : 2 à 3 enfants !

D.M : Vous l'avez déjà peut être lu sur Facebook, le groupe YBSP organise le 22/12/2013 une action humanitaire pour les enfants vulnérables de la rue et ceux de l’orphelinat Notre dame de tendresse, intitulé ''Un Noël pour les enfants''. Quel est votre point de vue sur l'action de ces jeunes?

J.R : C'est une très bonne chose. Une action que j'estime vraiment louable résultant de l'éducation burundaise, celle de s'entraider. Cette action est une réponse au vieux adage burundais "umwana s'uwumwe" et «umwana nuw'uburundi», etc.

D.M : Avez-vous déjà participé dans des actions de ce genre?

J.R : En tant que scout, j'ai en organisé et individuellement je participe quand l'occasion se présente. La dernière en date, c'était en décembre 2012 lorsqu’un groupe d'amis m'avait invité à visiter les enfants des femmes incarcérés à Mpimba. 

D.M : Pourriez-vous vous joindre à cette action, d'une manière ou d'une autre? 

J.R : Je pense que oui, sauf que ça dépendra de mon emploi du temps. Car ce mois-ci je suis en vacances.

D.M : Pour terminer, quel appel pourriez- vous lancer à vos follewers et tous ceux qui nous lisent? 

J.R : Ce genre d'action est quasi une obligation en tant que burundais car il est de notre devoir d'accomplir ce que la culture nous offre de meilleur: ''Aider son prochain''. Il faut absolument y être. C'est le genre d'action dont la participation vous laisse un cœur entièrement satisfait et fier d'être burundais.

D.M : Un très grand merci, Régis.

J.R : Merci à vous et bon courage !

Par  Dacia Munezero

jeudi 5 décembre 2013

Cynthia se joint à la chaine…




 Naguère chanteuse gospel, Cynthia Niyonsaba est une personnalité connue dans la capitale grâce à ses nombreuses chansons, qui pour la plupart,  sont passées à la télé. Elle a accepté de nous accorder un petit moment dans son temps chargé, pour manifester son appui pour l’action « Un Noël pour les Enfants » qui approchent à grands pas.







 D.M : Bonjour Cynthia!

C.N : Bonjour Dacia !

D.M : Cynthia, vous êtes une personnalité bien connue à Bujumbura, grâce à votre carrière musicale, qui nous espérons n'est pas totalement abandonné. Mais à part cela, qui est vraiment Cynthia Niyonsaba actuellement?

C.N : Oh rassurez vous, je n’ai pas complètement abandonne la carrière musicale. C’est juste que j’ai du embrasser une autre carrière qui n’en ai pas moins exigeant : la je parle de l’audiovisuel. Aujourd’hui, je suis donc dans le monde de la création d’images essentiellement en tant que réalisatrice. Mais l’ère de la musique reviendra certainement…

D.M : Pouvez-vous nous parler de votre enfance et de vos rapports en général avec les enfants?

C.N : J’ai vécu une enfance plutôt paisible. Je suis la quatrième d’une famille de cinq enfants, donc j’ai eu la chance d’avoir des modèles a travers mes trois frères et sœur et j’ai grandi dans la chaleur d’une vraie fratrie. Quant à mes rapports avec les enfants, elles sont très spontanées. Je les adore et j’ai l’impression qu’ils me le rendent bien... Je suis moi-même une maman d’une petite fille de deux ans que j'adore énormément! 

D.M : Le groupe YBSP organise actuellement une action humanitaire pour le 22/12/2013, intitulé UN NOËL POUR LES ENFANTS, pour permettre aux enfants vulnérables de l'orphelinat NOTRE DAME TENDRESSE ainsi que quelques uns de la rue de passer le meilleure Noël de leur vie. Alors quel est votre avis sur cette initiative?
  
C.N : Pour moi, le sourire d’un enfant vaut toutes les peines du monde! Avoir pensé à faire sourire ces enfants même le temps d’une journée est probablement l’initiative la plus louable que le groupe YBSP pouvait entreprendre pour un jour de Noel.

D.M : Seriez-vous prête à les soutenir?

C.N : Cela va de soi…

D.M : Quel appel pourriez-vous faire à tous ceux qui nous lisent et qui vous connaissent ?

C.N : Je fais simplement appel à l’enfant que chacun d’entre nous a été un jour et qui voulait être heureux. Certains se rappellent du jour de Noel avec nostalgie, d’autre n’ont jamais goute a la magie de ce jour spécial. Aujourd’hui, l’occasion de faire le bonheur d’un enfant s’offre à vous…ne la laissez passer sans avoir allumé une étoile de joie dans le regard de ces enfants!

D.M : Cynthia Niyonsaba, merci beaucoup pour le temps que vous nous avez accordé.

C.N : Tout le plaisir a été pour moi et bonne chance dans tout ce que vous faites!