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dimanche 23 novembre 2014

Mini ZOOM sur une Marraine : « Aider est pour moi une valeur importante ! »

Maïthé Bizabishaka, marraine de Fabrice

Etudiante en biochimie à l’université de Laval au Québec-Canada, Maïthé Bizabishaka est l’une de ces personnes qui participent activement dans le programme « Feed A Child ». Ayant un côté humanitaire très prononcé dans ses actions, elle est vice- présidente d’une association universitaire, et parmi ses passe -temps favori, le chant et le mannequinat occupent  les places de premier plan. Elle est la marraine d’une des 5  protégés  qui ont débuté avec le programme.

Pourquoi a-t-elle eu la bienveillance de participer dans « Feed A Child » ?

Pour elle, aider est une valeur importante, d’ailleurs elle a toujours été encouragée par ses proches tant sur le volet professionnel que personnel. Maïthé est amplement convaincue que chacun mérite une seconde chance dans la vie. Les raisons qui l’ont milité à participer dans ce programme sont qu’elle a été frappée de pleins fouets par l’injustice qu’elle a ressentie lorsqu'elle a vu le profil des enfants.
Maïthé Bizabishaka, marraine de Fabrice
Ces jeunes n’avaient pas choisi dans ces situations les obligeant à mendier et à dormir sur les trottoirs à la belle étoile. Ils  ne sont en aucun cas responsables de ce qu’ils ont pu vivre ou endurer. Réalisant qu’elle pouvait  contribuer à l’amendement de leur condition de vie, elle n’a pas tergiversé, elle a foncé et a saisi l’occasion que YBSP venait de présenter. De plus le budget qui était requis pour donner un coup de pouce au programme était raisonnable, dans la mesure où elle est étudiante et qu’elle ne dispose pas de moyens colossaux  à sa guise.

La diaspora burundaise est- elle consciente  de son rôle ?

Dans les autres pays comme le Cap-Vert, le Mali, la diaspora joue un rôle crucial dans le développement du pays. Même son apport est calculé dans le produit national brut. Au Burundi, la diaspora se limite qu’à des initiatives isolées. Selon Maïthé, la diaspora burundaise n’accorde pas  une contribution suffisante au développement du pays. Ce qui est abasourdissant, c’est qu’elle sait que chaque membre de la communauté est conscient de l’effort à fournir et des changements  à apporter  mais la plupart pense en silence  et n’agisse pas.
Maïthé Bizabishaka, marraine de Fabrice
Elle suggère  à toute la diaspora de surmonter cette mentalité de peur. Elle trouve qu’il y a encore un grand pas à franchir avant qu’un impact à l’égard de la diaspora  soit observable.


Une jeunesse qui doit croire au changement ...

La charmante Maïthé interpelle la jeunesse burundaise de ne pas être effrayée par le changement. Elle doit se faire et doit commencer  par la jeunesse. Elle trouve  que la génération de nos jours est pleine d’idées, ayant de ce fait une ouverture  d’esprit suffisante  pour s’unir et établir  de bons moyens pour concrétiser le tout. Elle a la ferme conviction  que tout le monde peut poser un geste bénéfique pour notre pays, car les implications sont nombreuses et variées. Peu importe le moyen par lequel on désire participer au développement du pays, l’important est d’y croire et persévérer. Bref, elle nous demande simplement et humblement de croire aux changements come le célèbre slogan de Barack Obama  lors de sa campagne présidentielle en 2008 « Change, we can believe in».

Fabrice Nduwimana, son filleul

Maïthé Bizabishaka, marraine de Fabrice

Arnaud Igor GIRITEKA